Hommage Claude BFumat
11 avril 2020
Bruno· AnimateurClaude Carrez· Animateur et passionné de cinéma (hommage posthume)Père Emmanuel Payen· Fondateur de RCF
Production-réalisation : Claude Carrez, technicien : Joël Camus
Hommage à Claude Carrez
L'émission rend hommage à Claude Carrez, figure emblématique de RCF, passionné de cinéma et animateur régulier de l'antenne. Le père Emmanuel Payen évoque son parcours, sa passion pour le cinéma et son humanité, tandis que des extraits de ses interventions passées sont diffusés.
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Émission
Transcription
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8h08 sur RCF, depuis 10 ans, chaque semaine à cette heure-ci, nous avions rendez-vous avec Claude Querez pour parler cinéma.
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Mais voilà, sans cœur, qu'il avait si grand à lâcher la semaine dernière.
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Ici, à la radio, c'est la tristesse qui s'est installée depuis une semaine.
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Et bien ce matin, nous invitons à rendre hommage à notre ami Claude, avec dans un instant le père Emmanuel Payen, le fondateur de RCF.
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Mais pour l'heure, je vous invite à réécouter quelques interventions de Claude de ces dernières semaines.
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Il va juste franchir les portes du Palais des Festivals d'ici quelques instants.
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C'est Claude Carrez que nous retrouvons depuis Cannes.
0:37 – 0:37
Bonjour Claude.
0:38 – 0:40
Bonjour mon cher Bruno, bonjour tout le monde.
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Oui, c'est un scoop, je vais passer donc les portes du palais.
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C'est formidable comme événement.
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Une hotte remplie de DVD, une barbe blanche et un traîneau.
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Non, non, non, je ne parle pas du Père Noël, mais de Claude Carrez.
0:52 – 0:52
Bonjour Claude.
0:52 – 0:54
Bonjour, vous êtes presque pareil.
0:54 – 0:58
Oui, bonjour mon cher Bruno, bonjour à tout le monde.
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Alors au programme ce matin, une sélection de DVD pour ces fêtes de Noël.
1:02 – 1:03
Il y a plein plein de coffrets.
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C'est pour les retardataires là.
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Voilà, oui, il reste quelques heures encore.
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Alors pourquoi Bécassine, Claude Carrez ?
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Tout simplement, ce matin, vous nous parlez du film de Bruno Pola et Lydès, dont l'héroïne a été immortalisée par une certaine Chantal Goya.
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Eh oui, parce que le film est sorti la semaine dernière et on n'en avait pas parlé, donc comme c'est incontournable...
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Trois sujets dans Mediagora, ce soir sur RCF.
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Tout d'abord, nous partons en Amazonie avec la lutte Yanomami.
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Et cette population va nous dire pourquoi ils se battent.
1:42 – 1:43
RCF.
1:44 – 1:45
Ciné Week-end.
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Claude Carrez.
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Je sais que la semaine sera chargée avec la soirée des Césars vendredi prochain.
1:52 – 1:54
Oh là là, vous vous rendez compte?
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On ne va encore pas se coucher.
1:55 – 1:57
Vous vous prépariez les pop-corns pour la semaine prochaine?
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C'est des pop-corns, d'accord.
1:59 – 1:59
Merci Claude.
2:00 – 2:01
Je sais que vous êtes friand de pop-corns.
2:02 – 2:03
Claude Carrez, merci.
2:03 – 2:04
Il n'y a pas de quoi.
2:04 – 2:05
Bonne journée à vous.
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Et à vous également, elle est déjà bien entamée.
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Pour moi, oui.
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Pour vous, c'est le petit déjeuner maintenant, c'est ça?
2:13 – 2:15
Oh, c'est pas vrai.
2:15 – 2:16
Merci Claude.
2:16 – 2:22
Bon courage mon cher Bruno, bon courage surtout à tous les auditeurs et toutes les auditrices.
2:22 – 2:25
Les derniers mots de Claude Carrez, il y a tout juste 15 jours sur cette antenne.
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Avec nous à présent, le père Emmanuel Payen, le fondateur de RCF.
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Bonjour mon père.
2:30 – 2:30
Bonjour.
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C'est vous qui avez accueilli Claude dans les premiers mois de la radio, qu'on appelait à l'époque Radio Fourvière.
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Quel était le parcours de Claude?
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Alors, Claude...
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était professeur et passionné du cinéma, de l'image.
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Il a toujours été un fervent de l'Institut Lumière qui est à Lyon et que beaucoup connaissent.
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Et c'est vrai que pour Claude, le cinéma, c'était une grande partie de sa vie.
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Mais c'était un papa aussi très sensible et très discret.
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Il parlait peu de lui, mais il parlait beaucoup des autres, et surtout des producteurs, des réalisateurs de films.
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C'était un pédagogue et il parlait très bien.
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Il avait une grande connaissance très approfondie, mais il savait parler simplement et tout le monde le comprenait.
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Il se trouve qu'il avait aussi beaucoup d'amis dans le monde du cinéma.
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Comment ne pas ici évoquer M.
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Frémaux, qui a été longtemps directeur de l'Institut Lumière, puis directeur du Festival de Cannes.
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Et quand il a été à ce poste à Cannes,
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Claude qui allait tous les printemps à Cannes pour le festival du cinéma était de plus en plus à sa place et attendu.
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Il a même fait partie de jury, je crois qu'il a fait partie plusieurs années du jury écuménique.
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Et vraiment, il a été...
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était très apprécié, très reconnu dans sa connaissance des films.
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Voilà, Claude, pour moi, c'est vraiment un spécialiste de l'image.
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On a pu lire de lui, comme on a dit de Louis Muron, qui est un ancien de la radio aussi, que beaucoup ont peut-être connu,
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parmi les anciens, il a écrit un livre, Claude Clarez a écrit un livre sur Louis Muron, qui était un de ses bons copains et amis de la radio.
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Il a écrit« La voix du livre».
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La voix du livre, c'était...
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Louis Mureau.
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Eh bien, on peut dire que la voix de l'image, c'était Claude Carrez.
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Moi, je ne peux pas non plus oublier ses collaborateurs, et en particulier Joël Camus, qui était son technicien.
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Et j'imagine que pour Joël Camus, c'est un...
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C'est un départ douloureux.
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Donc, c'est une grande perte pour la radio.
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Et je voudrais lui dire un grand merci, s'il peut m'entendre, là où il est maintenant, auprès de tous les anciens, comme Louis Mureau, comme Pierre Bégout, comme Brigitte Martin-Champ.
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C'était l'âme de la radio.
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Il est décédé au début de la semaine sainte.
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Il est décédé à l'aurore de Pâques.
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Et nul doute que...
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Le Seigneur l'accueille aussi en image et qu'il doit être subjugué
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par ce qu'il voit du Seigneur en qui il a toujours cru et aimé en aimant les autres, en aimant tous les autres.
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Et s'il m'est permis, je dirais aussi un immense merci.
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À son épouse et à toute sa famille.
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Parce que quand on est passionné de cinéma, on peut parfois être tellement absorbé qu'on peut en oublier les autres.
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Et bien ce n'était pas le cas de Claude.
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Il a toujours eu beaucoup le souci des siens.
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Et en particulier de son fils handicapé, dont il parlait très peu, mais qui pour lui était une présence précieuse.
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Père Manuel Payen, je vous remercie.
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Je vous propose d'entendre maintenant Claude.
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C'était le 24 décembre dernier.
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Il évoquait un souvenir d'enfance, le plateau de Langres, et on parlait de Noël, mais également de la fête de Pâques.
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Alors il y a déjà un souvenir qui est en fait un souvenir de veillée pascale.
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On est à Noël, c'est un peu loupé.
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Oui, mais j'étais enfant de cœur.
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Ah, vous étiez enfant de cœur?
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J'ai les sœurs des annonciades.
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Oh, dites donc, on va prendre des trucs ce soir.
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Et vous savez, Bruno, ce qu'elles m'ont offert?
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Non.
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Une crèche.
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Et c'est la crèche de la famille Carès, c'est la crèche qu'on a encore dans la maison familiale.
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Alors je suis donc revenu avec la crèche.
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Et il y a un deuxième cadeau que je voudrais...
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réévoqué.
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Chez les Carrez, la porte était fermée à clé quand on avait mis les chaussures la veille près de la cheminée.
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Et nous, on regardait par le trou de la serrure.
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Mais ce trou de la serrure, il nous montrait simplement les fenêtres où il faisait jour, de loin, mais on n'arrivait pas à voir les chaussures.
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Et puis alors cette serrure, pour mon père, le papa caresse, le matin, comme par hasard il n'arrivait pas à entrer la clé.
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Il y avait un suspense insoutenable pour les trois fils.
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Et dès qu'il a réussi à ouvrir, c'était le bonheur.
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Sauf pour Claude Carrez.
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Pourquoi?
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Qui tout d'un coup ne voit pas les chaussures où il les avait placées la veille.
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Ah bon?
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Énorme déception.
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Oui.
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Jusqu'au moment où je me retourne et je regarde derrière la porte, il y avait un grand espace.
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Et là, il y avait mes chaussures avec un vélo.
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Un vélo?
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Un vélo d'adulte.
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Un vélo qui avait été retapé par M.
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Volpoët à Langres.
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Comme ça, vous saurez, Bruno.
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Et ce monsieur-là m'avait fait un vélo superbe.
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Et ce vélo-là, je me souviens, quand je faisais mes balades en vélo, j'étais tout petit.
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Donc je passais ma jambe sous le cadre.
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Et je faisais l'admiration, évidemment, des grands en disant« Mais comment il fait?
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pour pédaler.
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Claude Carrez, le 24 décembre dernier, lors de la veillée de Noël.
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Je voudrais vous remercier, vous, auditeurs de RC.
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Vous étiez très nombreux à nous envoyer des messages de soutien suite à la disparition de notre ami Claude.
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Claude, on ne l'oublie pas, il restera dans nos cœurs.